Chronique littéraire

Chronique littéraire : L’Amour Propre par Olivier Auroy

Hello tout le monde ! Aujourd’hui, sujet un peu plus sérieux, j’aimerais vous parler d’une de mes dernières lectures : L’Amour propre écrit par Olivier Auroy et publié aux éditions Intervalles. Je les remercie tous les deux de m’avoir envoyé ce livre qui est vraiment une ouverture sur le monde et ses dures réalités.

L’Amour propre nous raconte l’histoire de Waan, jeune femme franco-thaïlandaise, qui a grandit en Thaïlande. Son père est décédé alors qu’elle n’était qu’une enfant, dans des circonstances plutôt suspectes. Il travaillait dans le commerce de rubis et pierres précieuses. Expulsées, sa mère et Waan vont habiter chez l’Oncle Sin. A treize ans, Waan se fait violer par cet homme. Sa mère meurt peu de temps après. Waan se retrouve alors à travailler en temps que serveuse dans un restaurant près des combats de coq avec Apsara, une katoi (travesti thaïlandais). Elles deviennent meilleures amies rapidement, et à la mort de l’Oncle Sin dans d’étranges circonstances, Waan loge avec Apsara au restaurant. Apsara fait des extras en tant que masseuse à l’arrière de la boutique, et Waan se retrouve bientôt entraînée là-dedans aussi. Ce qu’on ne lui avait pas dit, c’est qu’elle doit effectuer une « finition » à la fin de la plupart des massages, c’est à dire masturber les clients. Un jour, malheureusement, la situation dérape et un riche client la viole. Quelques années plus tard, M. Victor, un des meilleurs amis de son père qui avait disparu après sa mort, retrouve la trace de Waan et de son fils, Chayan, né de son second viol. Il leur propose de les emmener avec lui en France. Waan devient alors son employée dans son salon de massage très privé qui n’inclut aucune finition. Ses collègues, Katia et Leïla, ont toutes les deux connu la prostitution avant de se retrouver dans le salon de M. Victor. Mais leur emploi chez M. Victor est-il si innocent qu’il n’y paraît ? Ont-elles vraiment le choix devant la pression qu’il fait peser sur elles ?

Alors déjà, c’est un gros sujet qui est abordé dans ce livre : le désir des femmes, des hommes, le consentement, les abus sexuels, la prostitution… J’ai personnellement trouvé qu’il y avait deux parties à ce livre : la première moitié que j’ai perçu un peu comme un documentaire sur la réalité de la prostitution et des abus sexuels dans le monde – une partie plus crue – et la deuxième moitié où j’ai trouvé que le thriller était à son apogée – plus portée sur le suspens et l’histoire en elle-même.

La première partie était très intéressante, même si c’est parfois dur de lire de telles atrocités, je pense que c’est nécessaire de prendre connaissance de la réalité du monde, des violences sexuelles et de la manipulation envers les femmes. Ce roman explore des facettes de la société thaïlandaise et marocaine notamment, où les femmes sont vraiment de la marchandise. Par la suite, on comprend que leurs vies passées condamnent ces femmes à la honte et au chantage. J’ai trouvé ce roman engagé dans le sens où en décrivant si crûment ces situations, il les dénonce et c’est très courageux en tant qu’auteur.

Ensuite en ce qui concerne l’histoire-même, qui aurait pu se douter des tous les rebondissements qu’il y allait avoir ? Je pensais presque être dans une lecture « tranquille » et bien je n’ai pas pu le lâcher avant de finir tard dans la nuit… Les personnages sont très bien construits, on ne sait absolument pas à qui se fier dans l’entourage de Waan, il y a ce doute constant. Ils ont tous une histoire personnelle qui explique leurs agissements et leurs mécanismes. Par contre je suis très frustrée de cette fin si vague ! Est-ce que Mathieu était vraiment un agent de M. Victor ? Est-il en vie ? Réussira-t-elle à gagner la Thaïlande?

Ces questions resteront sans réponses, mais je suis très satisfaite de ma lecture, ce sera un 5 ⭐ pour cette belle découverte, et surtout pour cet engagement ! Le désir d’une femme lui appartient, et rien ni personne ne peut nous forcer à quoique ce soit. Changeons les choses et continuons d’évoluer, le XXI ème siècle est arrivé. « L’amour propre » existe aussi – en écoutant les désirs de chacun.

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