Chronique littéraire

Chronique littéraire : Oyana par Éric Plamondon

Hello tout le monde ! J’espère que vous profitez tous de cette journée pour vous ressourcer et pour lire ! Je vous retrouve aujourd’hui pour une nouvelle chronique sur un livre assez court que j’ai lu récemment : Oyana écrit par Éric Plamondon et publié par Quidam éditeur. J’ai la chance de bien connaître l’auteur, étant donné qu’il a participé à l’édition londonienne de Festival America que j’avais organisé en Septembre dernier. Je l’ai revu au Salon du Livre de Paris en mars et c’était un grand plaisir de découvrir son nouveau roman, Oyana ! Non seulement Éric Plamondon est une personne humaine et chaleureuse, mais c’est également un auteur hors-pair. Son style d’écriture me fascine vraiment : chaque chapitre est comme une pièce d’un puzzle. On peut avoir un chapitre narratif, suivi d’un documentaire sur les baleines, suivi d’un texte historique ou d’un extrait de journal sur l’ETA. Tout cela pour ne former qu’une seule et même histoire. Mais dans ses romans, il y a donc une partie pour la fiction et une partie pour l’Histoire même, c’est cela que j’apprécie beaucoup, étant passionnée d’Histoire.

En plus, les livres de Quidam éditeur sont sublimes ! Couvertures en papier cartonné avec un design magnifique, une mise en page intérieure tout aussi réussie.

Pour en revenir à Oyana, voici un résumé, attention aux spoilers ! Oyana habite à Montréal, avec son mari, et un soir de mai 2018, elle décide de lui écrire une lettre pour lui dire la vérité. Toute la vérité sur elle et ses origines. Elle est née au pays basque mais a dû fuir le pays, à cause de son implication dans un attentat de l’ETA (Euskadi ta Askatasuna ou l’organisation indépendantiste armée basque). Sous une fausse identité, elle rencontre alors son mari au Mexique puis le suit à Montréal où ils passent de douces années ensemble. Elle essaie de lui expliquer ses choix, sa vie, son traumatisme et surtout sa fuite. Le 2 mai 2018, elle apprend que l’ETA a été dissout, elle pense donc pouvoir enfin rentrer au pays basque. Elle quitte donc Montréal dans le secret et rentre sur sa terre natale, retrouver ou pas ce qu’elle y a laissé.

Nous suivons donc le présent et le passé d’Oyana dans une alternance de chapitres, ainsi que l’évolution de l’ETA. Je ne connaissais rien ou pas grand chose au pays basque et à la lutte pour l’indépendance, mais je suis heureuse d’avoir lu ce roman et d’en savoir plus maintenant. C’est le genre de sujets auxquels je suis très sensible. En lisant les descriptions des scènes d’oppression et de massacre, j’ai l’impression d’être passée à côté d’une partie de l’histoire de l’Europe. Mais c’est surtout que jamais je n’en ai entendu parler en cours d’Histoire, ce que je trouve complètement anormal. Toute partie de l’Histoire, même pleine de violence, mérite qu’on s’en souvienne.

Pour ceux qui n’en savent pas grand chose, voici un petit aperçu : le pays basque est constitué de plusieurs provinces en France (Sud-Ouest) et en Espagne (Nord-Ouest) – entre Bayonne et Bilbao à l’Ouest. Sous le régime de Franco en Espagne, la langue et la culture basque ont presque disparu du pays basque par interdiction. L’ETA s’est alors formé non seulement pour lutter pour la chute du régime mais également pour l’indépendance du pays basque. L’identité culturelle et linguistique du pays étant menacée, les indépendantistes ont commencé à mener des attentats. En 1973, un attentat tue Luis Carrero Blanco, un des bras droit de Franco, chef du gouvernement. Cet attentat a joué un rôle clé dans la chute de Franco. Dans le roman, Oyana est la fille de l’un des acteurs de l’attaque.

Un deuxième élément important de cette histoire touche le lien qui unit les Basques et les baleines : les Basques étaient les premiers chasseurs de baleines en Atlantique Nord dès le XIè siècle, voire avant. Lorsqu’elle est enfant, Oyana assiste à la mort d’un cachalot échoué sur une plage près de chez elle. On y retrouve une scène pleine d’émotion lorsqu’elle croise le regard du cétacé. Elle souhaite également faire un reportage photo sur les baleines au Québec. Ces passages sur les cétacés nous ramènent à la nature qui reste très présente dans le roman, notamment lors du retour d’Oyana au pays basque. Les retrouvailles entre elle, le vent et la mer sont sublimes. On oublie trop souvent le lien qui unit les hommes à la nature, quand on grandit hors des villes, mais c’est un lien indestructible et infini. C’est cette dimension-là qui représente la littérature Québécoise pour moi, cette sensibilité à la nature. C’est ça que j’adore retrouver dans les romans d’Éric.

Ce roman change pourtant énormément de Taqawan qui se déroulait au Québec. J’ai trouvé beaucoup plus de suspens en lisant Oyana, à cause du danger de mort qui guette Oyana. Je devais absolument finir le roman ! Il y en avait également dans Taqawan mais développé d’une autre façon. Quoiqu’il en soit, j’ai adoré les deux. Ils sont très différents et c’est dur de les comparer.

Tout ce que je sais c’est que je continuerais à lire les romans d’Éric Plamondon que je considère vraiment comme un artiste engagé. Ce roman très court, plein de violence, de sensibilité et de connexion à la nature saura vous faire voyager, et comme moi découvrir une partie cachée de l’Histoire. Un 5 ⭐bien mérité pour cette belle leçon de vie !

Chronique littéraire

Chronique littéraire : La Prophétie – tome 2 par Marc Frachet

Hello les amis ! Aujourd’hui, je vais vous parler du tome 2 de la trilogie « La Vénus d’Emerae », La Prophétie, écrit par Marc Frachet. Je vous avais déjà parlé du tome 1 il y a quelques mois, ce fameux roman « transmédia ». J’avais bien aimé ce premier tome, l’univers est génial, mais pour moi les personnages étaient un peu creux, donc j’attendais ce tome 2 avec impatience pour en voir l’évolution ! Et surtout j’adore le concept « transmédia » donc j’avais envie de continuer.

En lisant ce tome 2, je me suis rendue compte que j’ai été dans différentes « phases » de lecture. Pendant environ un tiers du livre, voire un peu plus, j’ai bien aimé l’histoire, mais j’avais toujours un peu de mal avec les personnages. Mais à partir du moment ou Yarel fait son osmose totale avec Éthélior, bam, je suis devenue complètement ACCRO ! Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais le style d’écriture a complètement changé. Les personnages ont eu d’un coup plus de profondeur, l’histoire a gagné en suspens d’une façon incroyable, et les actions ont commencé à s’enchaîner. J’ai ressenti une réelle frustration en journée quand je ne pouvais pas le lire ! Donc globalement, je suis très contente de suivre cette trilogie et son évolution ! C’est une victoire de la part de Marc Frachet pour moi. J’ai été enfin convaincue !

Vraiment quand on tombe sur le personnage de Saint-Germain par exemple, on découvre un personnage complet, avec une histoire, une problématique, un caractère bien à lui et des obstacles. En comparaison avec les personnages qu’on découvre dans le premier tome, il y a un réel changement. Ethélior est également beaucoup plus complet – normal après son osmose totale j’ai envie de dire, mais Yarel aussi ! Et c’est le personnage principal, donc c’est vraiment ça qu’il manquait pour moi. Maintenant c’est fait ! Je suis vraiment ravie de le découvrir sous un autre jour.

Puis que dire du scénario ? Les manigances d’Akaria, la Petite et la Grande Equation, l’évolution des Djinns et de l’Orden Veritas au cours de l’histoire, j’adore ! C’est là que je me dis que le premier tome est une introduction au monde d’Incarnatis, et le deuxième tome est le vrai début de l’action et de l’histoire. C’est un monde tellement vaste – surtout historiquement – que je comprends que c’est très dur à condenser, et je prends aussi en considération que Marc Frachet est un jeune auteur. En tout cas, belle évolution !

Il y a seulement deux choses que je pourrais reprocher à la saga pour l’instant : la tournure des phrases parfois trop compliquée (quand on veut lire avant d’aller se coucher, le cerveau a parfois du mal à suivre) et aussi la complexité des termes utilisés. C’est génial qu’il y ait un glossaire à la fin pour ça. Je pense qu’en lisant plusieurs fois la saga, ça le fait, mais après une lecture de chaque tome, j’étais parfois un peu perdue, ne me rappelant plus de certaines définitions (teks, domas, Kaléa, etc). Ce ne sont que des détails mais qui pourraient encore plus améliorer notre lecture et immersion dans l’univers.

Ce sera donc 4,5 🌟 pour cet immense progrès ! Et petit message au passage les amis : la campagne Ulule pour le dernier tome de la trilogie est en cours, je vous encourage vraiment à donner ne serait-ce que 5€ ! Aider les gens à réaliser leurs rêves, quoi de plus beau ? Douce soirée !

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Chronique littéraire : Les Coeurs Aimants par Cendrine Wolf et Anne Plichota

Bonjour tout le monde ! Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un livre que j’ai adoré : Les Coeurs Aimants écrit par Anne Plichota et Cendrine Wolf aux XO éditions. Je l’ai lu il y a déjà un mois, juste avant le Salon du Livre à Paris, et ça a été une lecture d’une traite !

Dana est une jeune fille qui a perdu sa mère très jeune et connaît ensuite des troubles du comportement alimentaire, notamment autour de l’anorexie. Cobalt, lui, est un jeune homme qui a perdu son frère jumeau quelques années plus tôt et a développé une addiction au cannabis. Tous les deux très différents, ils se rencontrent dans un centre médico-psychologique. Leur rencontre les bouleversent de par les sentiments qu’ils développent l’un pour l’autre et de leur exploration de la sensualité ensemble; mais aussi car ils en apprennent plus sur eux-mêmes et se comprennent.

C’est un livre qui m’a particulièrement touchée de par ses thèmes : les problèmes alimentaires, le deuil, le sexe, la dépression, les problèmes relationnels chez les ados / jeunes adultes. J’ai apprécié le fait que ces thèmes soient abordés franchement ! Ce sont parfois des sujets tabous et ça fait du bien de casser cette habitude de non-dits. Pour avoir moi-même traversé des épreuves comme le deuil et aussi les troubles du comportement alimentaire, je me suis un peu retrouvée en Dana et Cobalt, avec leur façon différente d’évoluer.

C’est un roman qui est également sur l’acceptation de soi, et en tant qu’adolescent ou jeune adulte, c’est parfois quelque chose de compliqué. On se cherche, on se pose des questions, on manque aussi parfois de maturité. Et ce roman est un bon guide ! Notamment pour la découverte de son corps et du plaisir charnel : Dana et Cobalt sont un bon exemple des premiers ébats amoureux, parfois maladroits mais curieux et tendres.

Les personnages ont beaucoup de profondeur également, ils ont tous une histoire: que ce soit Dana ou Cobalt, et même Candice ou Rose. Ils ont tous une façon de se comporter « logique » suite à leurs expériences passées, et c’est un roman psychologique qui est très beau. J’ai pu échanger avec les autrices au Salon du Livre, et ça m’a vraiment conforté dans mon idée que c’est un roman humain avant tout.

J’ai trouvé ce roman plein de douceur, de beaux sujets et d’espoir , et c’est pour ça que je lui donne la note de 5 🌟 . J’ai été touchée, et en plus je l’ai lu d’une traite ce qui m’arrive rarement. Je recommande très fortement ce roman ! Et les autres romans d’Anne Plichota et Cendrine Wolf bien sûr. 😉

Note : 5 🌟

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Chronique littéraire : L’Aube sera grandiose par Anne-Laure Bondoux

Bonjour amis lecteurs ! Comme promis me voici de retour avec une nouvelle chronique sur L’Aube sera Grandiose, écrit par Anne-Laure Bondoux et publié par Gallimard Jeunesse – avec illustrations de Coline Peyrony . Je dois avouer que je suis tombée sur ce livre par hasard dans la bibliothèque de ma soeur, mais quelle surprise ! J’ai complètement craqué pour cette couverture absolument sublime. J’ai dévoré le roman en une journée, ça faisait des années que ça ne m’était pas arrivé !

Ce roman jeunesse est une histoire entre mère et fille – sur plusieurs générations. Nine se fait « kidnapper » par sa mère alors qu’elle avait la fête du lycée ce soir-là. Titania, sa mère, va alors la conduire jusqu’à une cabane au bord d’un lac et passer la nuit à lui révéler d’incroyables secrets sur sa vie. Nine va alors vraiment découvrir qui est sa mère et l’histoire de sa famille maternelle qu’elle n’a jamais soupçonnée d’exister.

 Ce roman jeunesse est une histoire entre mère(s) et fille(s) – sur plusieurs générations. Nine est une jeune fille passionnée de natation, amoureuse de Marcus et avec un caractère bien trempé. Alors qu’elle a la fête du lycée ce soir-là, elle se fait « kidnapper » par sa mère, Titania, qui va alors la conduire jusqu’à une cabane au bord d’un lac et passer la nuit à lui révéler d’incroyables secrets sur son passé. Nine va alors vraiment découvrir qui est sa mère et l’histoire de sa famille maternelle qu’elle n’a jamais soupçonnée exister. Et « ils » arrivent pour les rejoindre.

SPOILERS : Rose-Aimée, la grand-mère de Nine, est née dans une famille aisée, et est tombée amoureuse très jeune d’un italien, Pietro Pasini, surnommé « El Maestro ». Il est rapidement devenu volage, et surtout un criminel sur le sol français. Rose-Aimée, ayant quitté sa famille, se retrouve enceinte une première fois de Consolata (le vrai nom de Titania), puis une seconde fois, des jumeaux Octobre et Orion. Assistant à une scène de violence envers Consolata, Rose-Aimée quitte Pietro et prend la fuite incognito pour qu’il ne la retrouve pas. Elle retourne chez ses parents qui la renient, lui offrant juste une vieille voiture, une Panhart bleu ciel. Elle prend alors la route, et rencontre le pompiste Jean-Ba, avec qui elle s’installera, puis le docteur Vadim Bordes chez qui elle emménagera après sa rupture avec Jean-Ba. Nous suivons ainsi l’enfance de Consolata sur une dizaine d’années puis son adolescence. Un jour, Rose-Aimée achète la fameuse cabane au bord du lac et les y emmène avec des valises pleines de billets – 10 millions de francs ! C’est ce soir-là qu’elle leur révèle enfin leurs origines, qui est leur père et pourquoi elle ne leur en a jamais parlé. Ce même jour, Rose-Aimée a revu Pietro et lui a volé les 10 millions de francs. Elle doit donc être recherchée par ses hommes, elle leur annonce qu’ils doivent changer d’identité et se séparer. C’était plus de 30 ans auparavant.

Si Titania/Consolata peut enfin partager cette histoire avec sa fille, c’est car la veille, son père biologique est décédé : la menace pesant ainsi sur la famille a disparu. La réunion de famille approche, Titania n’a qu’une nuit pour tout raconter à Nine !

L’histoire de Consolata, Rose-Aimée, Octo et Orion est pleine de rebondissements et particulièrement semée d’embuches, mais très belle. Les liens de cette famille sont indestructibles, quoiqu’il se passe. C’est un incroyable scénario, notamment autour de Pietro et de Rose-Aimée. On se retrouve pris dans des histoires mafieuses italiennes, ça devient presque un thriller à partir de ce moment-là ! Et bien sûr on n’apprend la vérité qu’à la fin, donc le suspens est vraiment insoutenable. Ce que j’ai le plus adoré, c’est la façon dont on nous raconte l’histoire.

Tout abord, la structure de l’histoire est particulièrement intéressante : un chapitre sur deux se passe dans le présent entre Nine et Titania, et le suivant se passe dans le passé, ce sont les souvenirs de Titania / Consolata. J’ai eu comme l’impression de regarder un film et de suivre en temps réel les confessions de Titania et ses souvenirs. Je n’ai également pas pu m’arrêter à cause de ça, j’étais obligée d’aller au bout de l’histoire et de tout savoir en quelques heures, comme Nine ! Ce rythme de chapitres est donc un grand succès d’après moi: il rythme aussi notre lecture. On y retrouve également un effet miroir à plusieurs reprises entre passé et présent : la fameuse nuit du 15 juillet 1986 à la cabane, et cette nuit trente ans plus tard, les amours de jeunesse de Consolata et Nine… Cette reproduction des événements de génération en génération est très bien construite.

En lisant ce livre, et notamment les souvenirs de Titania, j’ai retrouvé le parfum de l’enfance, les parties de foot, les vacances à la mer, autant de souvenirs qui ont également bercé mon enfance, mais pas que ! J’ai retrouvé ça aussi dans le style de l’écriture. Le choix des mots respire l’innocence des beaux jours, ça apporte vraiment une atmosphère sereine et douce au roman. Les enfants ne se prennent pas la tête comme nous, adultes. Les choses sont comme elles sont, même si Consolata a sacrément de caractère pour son âge ! Je me suis beaucoup identifiée à elle – bon sauf pour les cheveux blonds et les yeux bleu quand même. Un autre gros point positif pour moi était le handicap d’Orion, et la grande douceur avec laquelle ce sujet a été abordé avec des yeux d’enfants puis d’adultes. L’histoire n’aurait pas été la même sans lui, et c’est un personnage que j’ai beaucoup aimé ! Un peu déconnecté, mais avec plus de recul que la plupart des gens d’après moi.

Les autres personnages ont tous beaucoup de profondeur, et c’est un point que j’ai beaucoup apprécié. Lorsqu’on apprend l’histoire de Rose-Aimée, on comprend alors tous les rouages de sa personnalité et toutes ses réactions. L’histoire de Vadim et de son fils m’a également particulièrement touché. Je crois que c’est cette partie de l’enfance de Consolata qui m’a le plus plu, les enfants y sont vraiment insouciants. Assister à leur construction en tant que personnes de l’enfance à l’adolescence, puis adulte pour Consolata, avec leur passions respectives, c’est un peu comme assister à la création entières de ces trois personnages et de leur histoire. Contrairement à Rose-Aimée dont on ignore tout jusqu’à la fin, Octo, Orion et Conso n’ont aucun secret pour nous, et c’est ce parallèle entre eux et les autres personnages qui amplifie encore plus cette notion de personnages entiers.

Enfin, le pilier de ce livre est pour moi la relation entre une mère et sa fille : que ce soit celle de Titania et Nine ou de Rose-Aimée et Consolata. Même si elles ne se comprennent pas toujours, elles partagent une complicité et un amour inconditionnel. On s’en rend encore plus compte en voyant la complicité qui se créé entre Titania et Nine tout au long du récit. Ce message est magnifique, d’autant plus que l’autrice, Anne-Laure Bondoux, a travaillé avec sa fille, Coline, qui a fait les illustrations pour créer ce livre ! C’est extrêmement symbolique, et je trouve le pari gagné. Ce roman sublime la relation entre une mère et sa fille de toutes les façons possibles.

Pour résumer, ce livre incarne douceur de l’enfance, amour maternel et une touche de thriller. Il est très bien construit, on sent une grande logique et un savoir-faire derrière la plume. Je l’ai dévoré en quelques heures et je l’ai visualisé comme si j’avais vu un film ; pour moi ce sont les signes qu’un livre est excellent ! Je lui donne donc la note de 5 étoiles évidemment !

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Chronique littéraire : A Court of Frost and Starlight par Sarah J. Maas

Bonsoir bonsoir, j’espère que vous allez bien ! Ce soir petite chronique sur un livre assez court que j’ai fini il y’a un mois, j’ai vraiment du retard dans mes chroniques! J’ai nommé A Court of Frost and Starlight par Sarah J. Maas, qui fait partie de la saga ACOTAR.

Cette nouvelle de 200 pages et quelques – ça change des autres tomes – se passe après ACOWAR le tome 3, après la fin de la guerre avec Hybern. On y retrouve la Cour de la Nuit – Rhys, Feyre, Cassian, Mor, Amren, Azriel, Nesta et Elain notamment – lors du Solstice d’Hiver. Après la guerre, chacun affronte ses démons et prépare le solstice à sa façon – cadeaux, cuisine, pâtisserie, peinture… On explore plus Velaris et la Cour de la Nuit, enfin!

Ce que j’ai adoré dans cette nouvelle, c’est sa brièveté et son ton presque léger après les trois premiers volumes. L’ambiance du solstice est une ambiance de fête, un peu comme Noël pour nous, et c’est dans cette atmosphère relativement légère qu’on retrouve les personnages, même s’ils affrontent leurs peurs ou désillusions. C’est un soulagement de lire cette nouvelle, un vrai plaisir! On prend le temps de souffler dans l’univers d’ACOTAR, et après l’enchaînement de l’action des autres tomes, ça fait du bien. Prendre le temps de découvrir Velaris et également de nouveaux personnages est vraiment agréable.

Notamment lorsque nous sommes plongés dans les points de vue de Mor, Cassian, ou Rhys. J’adore toujours autant lire Feyre, mais avoir de nouveaux points de vue et réponses sur ces autres personnages m’a apporté encore plus d’affection à leur égard. On découvre un peu plus leur personnalité et leur façon de penser.

En ce qui concerne le scénario, il y a beaucoup d’éléments que j’ai adoré ! L’atelier de Feyre, l’association, la nouvelle maison en construction… Les projets futurs, la décadence de Nesta, la détermination d’Elain, la fuite de Lucien, les souvenirs et tourments de Cassian… On découvre de nouveaux personnages soit au camp d’entraînement, soit à Velaris même, l’autrice n’est pas dans la redondance ici, c’est un renouveau et une évolution.

Certains voient dans cette nouvelle une étape inutile, je ne suis pas d’accord du tout. C’est une autre façon de voir le monde d’ACOTAR et une autre façon de vivre pour les personnages. On a très peu le temps de découvrir leur quotidien dans les autres tomes. Là, nous avons un aperçu du « retour a la vie normale » ou de la « découverte de la vie normale en tant que Fae » pour certains. Et surtout, nous en apprenons un peu plus sur l’après-guerre, et la situation à Prythian, dans les autres Cours. J’ai l’impression de découvrir une facette inconnue des personnages !

En fait, je comparerais facilement cette nouvelle avec un épisode spécial Noël dans une série ! Original, agréable, qui permet de souffler dans la saga. J’ai beaucoup aimé ce style différent et l’approfondissement de l’univers. Je ne suis absolument pas subjective en ce qui concerne ACOTAR donc je vais noter 5/5 , encore une fois! Vraiment pour les amoureux de cette saga, je recommande. Sortie en France à l’automne il me semble ! Bonne lecture à vous !

Note : 5/5🌟