Chronique littéraire

Chronique Littéraire : Merlin : Les années oubliés par T.A. Barron

Aloha mes chers lecteurs ! On se retrouve aujourd’hui – j’ai trop l’impression de faire une présentation tuto Youtube ahah – dans une nouvelle chronique sur le plus emblématique des magiciens, Merlin. Je suis passionnée par tout l’univers Arthurien donc c’était inévitable que je lise ce livre ! Merlin est un personnage que j’adore, j’ai donc été ravie d’imaginer ses premières années, un passage de sa vie beaucoup moins abordé. 

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Tout d’abord il faut savoir que malgré les nombreux écrits, textes, histoires et même films, qu’il y a sur Merlin, il n’y a aucun écrit sur son enfance, c’est le trou noir. L’auteur nous explique dans les premières pages afin qu’on comprenne bien le contexte : il souhaite inventer/imager l’enfance de ce mythe. J’ai trouvé ça top que la note de l’auteur soit placé en tête de livre parce que du coup on peut pas la louper et c’est hyper important de souligner que cet écrit est fictif. De ce fait, il faut oublier tout ce que l’on sait de Merlin avant de commencer cette lecture. 

Un enfant amnésique, doté de pouvoirs est rejeté par la mer sur une plage du pays de Galles. Il vit avec une femme qui dit être sa mère, guérisseuse. Ils sont rejetés par les autres villageois qui pensent que c’est une sorcière et que Emrys -l’enfant- et un fils de démon. Emrys est déterminé à découvrir qui il est et d’où il vient. Dans sa quête d’identité, il échoue sur l’île légendaire de Fincayra, aux propriétés hors du commun et fait la découverte d’une fille/arbre nommée Rhia. Seulement, cette île est menacée par des forces maléfiques. Emrys est le seul à pouvoir sauver cette Terre, qui est étrangement liée à lui, ainsi que les créatures qui y vivent. 

Dans sa quête, Emrys va rencontrer plusieurs personnages, qui parfois, n’ont pas réellement de rôle: ils se rencontrent, discutent, puis se séparent. Mais chaque discussion est importante et est une pièce du puzzle final.

Emrys est un personnage qui évolue sans cesse et qui se remet en question. La question du bien et du mal est abordée, vis à vis de ses pouvoirs et de leurs utilisations. Il fait des erreurs, mais se bat pour les réparer. On imagine bien ce garçon apprendre, essayer, et réessayer avant de devenir celui que tout le monde connaît: le grand Merlin l’enchanteur.

Au niveau des personnages secondaires, j’ai été déçue de Brandwen, qui est trop effacé à mon goût. Par contre, J’ai adoré le petit Shim et son sens de l’humour qui le rend particulièrement adorable. Rhia et Fléa apportent également quelque chose à l’histoire qui n’est pas négligeable.

Comme il n’existe pas de texte sur l’enfance de cette légende intemporelle, j’avais quelques appréhensions, et j’avais peur que ça ne colle pas trop à Merlin, ou en tout cas à l’image que je m’en fait. Au final, je trouve que l’auteur s’en sort pas trop mal, le contexte est cohérent et on s’imagine bien ce petit garçon, perdu qui cherche à savoir qui il est, d’où il vient en découvrant ses pouvoirs.

Parfois un peu longuet, j’ai mis un peu de temps à réussir à le lire en entier. Il y a très peu de dialogues, ce qui rend le texte moins fluide. De plus, les toutes premières années de la vie d’Emrys (aka Merlin) ne sont pas franchement trépidantes, pourtant l’auteur s’efforce de tout décrire. L’action arrive vraiment lors de la troisième partie du livre (environ à la moitié du livre), donc l’intrigue met quand même pas mal de temps à se mettre en place. Le point positif quand il y a autant de détails, c’est qu’on n’a pas de mal à s’imaginer l’environnement et les différentes créatures qui existent.

La première partie du livre est vraiment centrée sur l’enfance de Merlin, sa découverte et son aversion pour ses pouvoirs, notamment après avoir causé un accident. Cependant, lors de la deuxième partie, on suit les épopées d’Emrys, ce qui donne un peu d’action à l’histoire. Elle s’éloigne cependant un peu des aventures Arthuriennes, ce qui m’a un peu dérangé, mais en un sens, il est normal que ce personnage ait vécu autre chose avant la Table ronde et le règne d’Arthur. Par contre, on rencontre pleins de créatures magiques et ça c’est plutôt sympa! Trolls, nains, gobelins, géants, etc.

La nature joue un grand rôle dans ce livre, aussi on trouve beaucoup de description des arbres, des feuilles et des couleurs. C’est un univers très apaisant. N’oublions pas que c’est un univers magique donc il est normal que la nature soit vivante et communique avec ceux qui savent écouter.

Le voile entre sa vie en tant que « Emrys » et celle de « Merlin » est encore mince dans ce premier tome, et devrait s’intensifier dans les prochains volets ce qui devrait être encore plus intéressant.  Je pense que ce premier livre pose bien le contexte et que les éléments croustillants de la vie de Merlin apparaitrons très vite dans la suite. D’ailleurs dans cette édition -PKJ- on a les premières pages du deuxième volume qui me permet de penser que l’affirmation précédente est vraie. Je ressors de cette lecture un peu perplexe, je m’attendais à mieux. Je pense lire le deuxième tome et voir, si ça me plaît un peu plus. Si vous souhaitez que je vous donne mon avis après la lecture du prochain livre, n’hésitez pas à me le faire savoir.

 

Bonne lecture!

Chronique littéraire

Chronique littéraire: Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie.

Je viens de terminer ce roman autobiographique: Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie, journaliste pour le magazine ELLE,  critique littéraire sur France 2 et sur France Inter. L’auteur raconte comment elle vécue le suicide de son frère, l’avant et l’après. J’ai été assez surprise par ce livre, par les paroles tellement honnête de cet femme qui aborde autant de sujets important comme les familles recomposés, les vieilles traditions dépassés, la difficulté de communiqué avec les médecin et d’être entendu, la dépression. Ce livre a été récompensé par le Prix Renaudot 2018. 

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Ce livre retrace le point de vue d’Olivia de Lambertinerie face aux multiples tentatives de suicide de son frère Alexandre, dont elle est très proche, puis de son décès. Ce suicide, il l’avait prévu. Il a fait ses adieux à sa manière à tous ceux qu’il aimait, en sortant, en faisant la fête, en se faisant « plaisir » mais surtout plaisir aux autres. Il a tout fait en douceur sans que personne ne puisse s’en douter, pour justement que personne ne puisse se reprocher sa mort. 

Contrairement à mes premières craintes de tomber sur un ouvrage un peu glauque et vraiment basé sur le suicide et la mort, j’ai été agréablement surprise. Ce livre, écrit sous forme de journal, qui voyage entre dates et lieux clés, ou l’auteur raconte son enfance, ses souvenirs et anecdotes. Sûrement un moyen pour elle de consigner ses souvenirs de son frère et de sa famille, avant qu’elle ne soit à jamais bouleversé par se drame. Les chapitres s’alternent, un coup on voit l’évolution d’Alex, et de l’autre, la vie quotidienne d’Olivia, son enfance et ses dénonciations. Alex vivra à jamais à  travers ses pages. 

Cette journaliste qui perd l’envie de lire et d’écrire des articles car elle a peur de se plonger dans l’univers de quelqu’un d’autre et de s’éloigner des souvenirs qu’elle a de son frère. Elle a peur qu’il disparaisse à jamais. Bloquée dans le passé elle cherche vraiment tout ce qui peut lui faire penser à lui. Derrière tous ces passages, on n’est pas plombé de tristesse, l’humour pointe même son petit bout du nez entre deux lignes. Elle souhaite que les gens se rappel d’Alex comme quelqu’un de talentueux et drôle avant tout. 

 » Toutes mes sympathies » est le terme Canadien qui remplace nos « toutes mes condoléances ». Elle dénonce et ne supporte pas les gens qui lui disent de « faire le deuil », car comme elle le dit, Alex est une partie d’elle-même, son confident, son petit frère. Impossible de faire le deuil de cette partie qui fait qui elle est. Il faut apprendre à vivre avec. Se rappeler les bons moments. J’ai bien aimé sa philosophie, sa manière de fêter noël, quelques mois après la mort de son frère, déguisés en souvenir de cet être mélancolique qui aimait la fête. 

« je voulais inventer une manière joyeuse d’être triste ».

Mais ce roman c’est encore plus que cela. Elle dénonce beaucoup d’inégalité; les mœurs anciennes dépassées comme le fait de devoir choisir son mari dans le même cercle social, de faire des enfants et de devenir mère au foyer, le fait de ne pas avoir d’enfants hors mariage, etc. Elle parle de son milieu social, qu’elle à du mal a classer puisque ça lui importe peu,  mais qui se trouve entre l’aristocratie et les bobos.
Aussi elle raconte l’hypocrisie des gens à son comble:  que lorsqu’elle est tombée enceinte hors mariage, ses amis l’ont abandonnés, mais quelques années plus tard, ils sont revenu à cause de son succès, parce qu’elle écrit des chroniques pour des magazines, la TV ou la  radio. 

Sans le leur reproche, elle parle du fait que dans sa famille, on n’exprime as ses sentiments, on ne parle pas de sujets tabous. La mort de son frère est d’autant plus dure pour elle car étant identique, ne sachant comment parler, ils y arrivaient ensemble.
Elle part du principe, comme le dit la psychanalyste Caroline Eliacheff, que « passé 25 ans, il faut arrêter d’en vouloir à ses parents et se remettre en question soi-même ». Elle raconte honnêtement son état d’esprit, qu’elle est « présente sans être vraiment là ». 


C’est aussi une personne qui a un avis exacerber sur tout, notamment sur ce que doit être la lecture: ni un passe-temps, ni un sport, ni un loisir. Elle comprend pas qu’on puisse inventer des tragédies par exemple. Ce que je trouve dommage c’est qu’on ne connaisse pas la raison de ce tel sentiment, elle le dit mais n’explique pas ses raisons. Par contre, tout au long du récit, on trouve pleins de citations et de références à des ouvrages, ce qui est plutôt cool. 

Evidement on aborde des questions hyper difficiles. Son frère attaché sur un lit après sa tentative de suicide, vient se poser le dilemme:  le détacher ou pas? Faire ce qui est bien pour lui, car il est dangereux pour lui-même, malgré le fait qu’il hurle qu’on le détache, ou le détacher et lui laisser sa liberté, son libre arbitre de mener sa vie comme il le souhaite? C’est une question qui revient souvent, aurait elle put, ou aurait elle souhaité le dissuader de se tuer, alors que c’était sa volonté?   

Elle met en garde sur la mésinterprétation des sentiments que l’on peut avoir. Elle se demande quand est-ce qu’il a dérivé vers la dépression. Que effectivement adolescent il n’était pas très bien, mais souvent la période de l’adolescence est ambiguë.  On confond  le mal-être de l’adolescent avec de la réelle dépression. Une chose importante a laquelle il faut être vigilant. 

Dans ce livre elle dénonce également  les maladresses des médecins, qui vous lâchent des bombes et vous laisse vous débrouiller avec, qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas, qui ne donne – cherche- pas de traitement adapté car les pilules de toutes les couleurs c’est plus simple et efficace. Elle dénonce la douleur que ces médecins infligent aux familles, et aux patients. C’est pour moi le passage qui m’a le plus marqué. C’est tellement vrai, certains médecins, sans en faire une généralité, ont tellement de patients qu’il faut aller vite, ils n’ont pas le temps de seulement vous écouter et de prendre en compte ce que vous dites. Parfois il faut même se battre pour parler à un médecin. 

Certaines pages du cahier de notes d’Alexandre on êtes publiés. C’est intéressant d’avoir sa perspective des choses, entres autres comment il vit l’internement de force après sa tentative de suicide.  Il pense être né comme ça, que c’est sa personnalité. 

Alex est dépressif, on lui diagnostique une maladie au bout de la deuxième tentative de suicide: Dysthymie. De plus, il y a beaucoup d’hommes suicidés dans leur famille. Alors naturellement Olivia se pose la question, existe-il un gène de suicide? Sont ils maudits, cela arrivera t-il à l’un de ses fils? Mais aucun psychiatre ne lui a donné de réponse.
Elle parle de l’injustice qui est faite après la mort. Le fait qu’on n’ose pas évoquer la vie d’un être suicidé, contrairement à une personne fauchée par une voiture par exemple. Il y a une réelle peur de remuer le couteau dans la plait de la famille. 
Elle dénonce les phrases toutes faites, parfois sans empathie, les « ça va aller », les « il faut que ».

Au travers de ses pages, on entre dans l’intimité de cette journaliste, dans ses sentiments et dans sa famille. On découvre Alexandre, designer très doué – il a notamment dessiné l’ours du Columbus Café- avec ces deux facettes. Ce malêtre l’a tué. Elle a écrit pour le faire vivre, pour exprimer ce qu’elle n’a pu faire à haute voix. C’est une belle façon de lui rendre hommage. Elle ne veut pas faire son deuil car il est une partie d’elle-même. Il est immortalisé par ses pages et peut être que ce livre peut aider des personnes dans la même situation d’Olivia de Lamberterie. 

Chronique littéraire

Chronique Littéraire: Gardiens des cités perdues de Shannon Messenger

Hello! Voici ma dernière lecture, Gardiens des cités perdues de Shannon Messenger. C’était plutôt sympa, et comme je suis curieuse j’ai envie de connaitre la suite de ces péripéties. Entre manipulations, complots, mensonges, Sophie semble avoir un destin tout tracé, ou ficelé par quelqu’un.

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Découvrez les aventures de Sophie, la jeune prodige télépathe de 12 ans qui est en terminale. Sa vie se voit bouleverser lorsqu’elle rencontre un garçon qui démasque son secret, qu’elle s’efforce de cacher depuis sept ans. Fitz, lui révèle qu’elle n’appartient pas au monde humain et qu’elle doit quitter sa vie et sa famille à tout jamais. S’ensuit pleins de péripéties, car Sophie est très particulière, même pour une elfe. Elle a des pouvoirs très étendus qu’elle ne peut pas avoir acquis seule, et sait des choses qu’elle ne devrait pas savoir.  Mais, comment, ça, elle ne sait pas. D’ailleurs, personne ne sait de quoi elle est réellement capable, hormis le Signe Noir.

Elle reçoit d’étranges messages laissés par le Signe noir, tandis que des incidents se produisent un peu partout dans le monde. Un autre groupe de rebelles se fait peu a peu découvrir, ils veulent faire disparaitre la race humaine qui serait trop dangereuse pour la survie de la planète.

Entre manipulations, complots, mensonges, Sophie semble avoir un destin tout tracé, ou ficelé par quelqu’un.

Ce que j’ai aimé: 

Shannon Messenger se fait un plaisir de décrire le nouveau monde de Sophie. J’ai aimé les paysages et l’architecture elfique très lumineuse et raffinée, avec des dômes de verres partout. J’ai adoré découvrir les histoires sur les cités perdues, notamment sur l’Atlantide! Etant fan de mythes et légendes, c’était fait pour moi!

J’ai également aimé les passages avec tous les animaux plus bizarres les uns que les autres et leurs importances dans le livre. Tous les animaux qui ont un jour existé sur la Terre sont protégé par les elfes, même ceux que les humains pensent avoir disparu comme les mammouths. Hagrid et Newt auraient été plus qu’heureux de prendre soins de ses créatures comme le font Edaline et Grady. Ces passages là ont un côté réconfortant au vu de tous les dangers qui se trament.

Il y a pleins de rebondissements et de suspense ce qui pimente l’histoire. Sophie est en danger et on a pleins d’interrogations dans la tête; qui est le signe noir? Pourquoi avoir créé Sophie? Qui veut du mal à Sophie?

L’univers est travaillé et il y a une richesse de pouvoirs impressionnante: télépathe, empathiste, flasheur, instillateur, etc. Il  y a  également plusieurs sortes de créatures intelligentes comme les Gobelins, les trolls, les lutins, etc. On trouve aussi différents objets mentionnés tout au long du livre qui sont plutôt intéressants.

C’est hyper intéressant de voir tout ce qu’on peut faire avec l’énergie et la lumière, pour peut qu’on sache comment faire: la télékinésie, télépathie, se déplacer grâce à la lumière, copié des images dans un livre, etc.

Mais cet univers est encore plus profond car elle aborde des sujets importants comme l’écologie et la préservation des espèces, l’égalité, la gestion de l’argent, le respect, l’adoption, etc. On peut espérer que la liste ne va faire que s’allonger dans les tomes suivants!

Ce que j’ai moins aimé: 

Le fait que le personnage principal est 12 ans m’a bloqué, même si elle est très mature et qu’on aurait très bien pu croire qu’elle avait 15-16 ans si ce point n’était pas précisé dès le début. De base, je trouvais que la première de couverture faisait assez enfantine, et j’avais hésité à le lire, donc le fait qu’elle est 12 ans m’a encore plus fait hésiter. Mais à force de lire on s’y habitue assez et on oublie son âge.

Les personnages sont tous très différents avec leurs caractères bien à eux. En revanche ils ne sont pas forcément assez développés à mon goût, j’espère que dans les prochains tomes on verra une amélioration de ce côté-là.

 

J’ai bien aimé ce premier volet: l’intrigue est autant bien construite que j’ai trouvé hyper intéressant les messages que l’auteur à essayer de faire passer. On plonge vite dans l’univers. Hâte de lire la suite!

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Chronique Littéraire: Nés à minuit par C.C. Hunter

Coucou tout le monde! Voici un article sur la saga «  Nés à minuit » de C.C. Hunter. Cette série que j’avais commencée il y a quelques années, sur les soins de ma petite cousine, m’a paru intéressante à commenter, notamment pour nos plus jeunes lecteurs. Il y a cinq livres en tout. A la limite entre le jeunesse et le Young Adult, c’est un mélange de roman fantastique, thriller, avec un peu de romance, qui aborde des sujets de société importants. 

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Dans le premier tome on y découvre une adolescente du nom de Kylie, complémentent perdue. Sa vie s’écroule quand son père, avec qui elle était très proche, quitte sa famille pour une femme plus jeune. Sa famille est brisée, et tient sa mère pour responsable. Kylie n’a pas beaucoup d’amis, et se sent rejetée par sa mère, avec qui elle n’est pas facile. Aussi elle est inscrite de force dans un camp d’été qui est censé la remettre sur le droit chemin et lui faire rencontrer des gens. Mais elle n’est pas au bout de ses surprises, car contrairement à ce que pensent ses parents ce n’est pas un centre comme les autres. En effet, Shadow Falls accueille des jeunes aux capacités extraordinaires pour les aider à trouver qui ils sont et à s’entendre en communauté. La cohabitation entre Vampire, Loup-garous, fées et sorciers n’est pas toujours facile.
Kylie va ainsi découvrir que les cauchemars qu’elle fait sont en faites des visions que lui envoie un mystérieux soldat. Elle va devoir résoudre l’énigme afin qu’il puisse s’en aller.

Kylie est coincée dans un triangle amoureux entre le garçon mystérieux et dangereux qui disparaît constamment et l’autre garçon toujours là pour elle mais qui a le don de pouvoir changer les sentiments des gens, aussi elle ne sait jamais si ce qu’elle ressent est réel.

Au fil des tomes, on s’aperçoit que la jeune fille appartient à une espèce non identifiée. Comme toutes nouveautés partout dans le monde, ça fait peur, et il faut se battre pour se faire reconnaitre.La majorité se sent toujours légitime, laissant les minorités subir leurs peurs. On suit son combat tout au long des tomes, avec ses différents fantômes qui viennent pour l’avertir de dangers ou bien qui souhaitent un coup de main pour passer dans l’autre monde. De plus, j’ai aimé voir les liens forts entre elle et ses amis se créer, elle qui n’avait jamais eu beaucoup d’amis avant. C’est assez touchant.

Cette série permet de se vider la tête, elle est facile à lire et simple. Une petite histoire d’amour entre adolescents en pleines crises identitaires. On ne se prend pas la tête avec ce roman. L’histoire est assez prévisible mais ce qui est bien je trouve c’est qu’il y a de l’action et des rebondissements tout le temps. On ne s’ennuie pas avec ce livre!

Les personnages sont attachants et on se retrouve facilement en eux. Le style d’écriture de l’auteur est fluide et simple à comprendre. Le livre se lit très rapidement et on enchaine les tomes aussi rapidement. Par contre on sent bien que c’est un livre destiné au jeune public, les personnages ont 16 ans et parlent comme des adolescents. Il y a beaucoup de disputes et de chamailleries entre eux. L’intrigue tourne autour du besoin de Kylie de comprendre qui elle est et d’où elle vient. N’étant qu’à moitié humaine, elle ne sait jamais bien intégrer dans le monde normal, et ne sachant à quelle espèce surnaturelle elle appartient, elle a le sentiment de ne pas avoir sa place dans le monde. Je pense que c’est un sentiment que beaucoup de personnes rencontrent dans leur vie à un moment donné. 

Je dirais que cette saga conviendrait parfaitement à des adolescents entre 12 et 16 ans (bien que j’ai trouvé ça plutôt cool quand même malgré que je sois un peu plus âgée).

De plus, outre le côté un peu fantastique de cette série, elle aborde des sujets importants et je trouve que cet univers décrit assez bien le monde des adolescents: crise identitaire, découverte du premier amour, relations parentales, manipulations, difficultés dans les relations sociales, jalousie, mesquinerie, etc. Je pense que certains ado s’identifierait assez bien aux situations que vivent nos protagonistes, et permettraient à certains de se sentir moins seul. Je trouve ça primordial de faire passer ce genre de message dans les livres, notamment pour les plus jeunes.

En tout cas, je recommande cette lecture, que j’ai eu plaisir à découvrir! 

 

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Chronique Littéraire: Angelfall: Penryn et la fin du monde de Susan EE.

Nouvelle découverte d’un roman Young adult fantastique que j’ai beaucoup aimé, Angelfall: Penryn et la fin du monde, le premier roman de Susan EE. Un roman qui démystifie les Anges.

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                                     (Je trouve la première de couverture super jolie 😍)

Alors que les Anges ont attaqué la Terre, que chacun se bat pour survivre et où les denrées alimentaires sont quasi inexistantes, Penryn voit sa petite sœur Paige être enlevé par l’un de ses monstres. Elle n’a d’autre choix que de passer un marché avec un ange à qui on a coupé les ailes. Elle va l’aider à survivre en terres ennemies, jusqu’à ce qu’il puisse rentrer chez lui et se faire recoudre les ailes, et lui la conduira au Nid, où est possiblement retenue sa soeur. Elle est prête à tout pour réussir à sa tâche. Par ailleurs, une nouvelle organisation de résistance se distingue doucement: elle n’a pas pour but de gagner la guerre contre les anges, mais plutôt de redonner espoirs aux humains. Le coup du siècle se prépare.

Au fil de leurs aventures, Penryn n’est pas au bout de ses surprises. Jamais elle n’aurait imaginé voir ce genre de choses, ni même qu’elles puissent exister. Même au Nid de ses ennemis.

Je m’attendais à ce qu’on ressente beaucoup le côté fantastique dans ce livre grâce aux anges mais pas tant que ça au final. Les anges ont une force surnaturelle et sont capables de voler. Hormis ça, il y a pas grand chose de surnaturel. Ça ne m’a pas déplu, car l’histoire est bien ficelée et très dynamique. On suit l’aventure de Penryn, le personnage principale et ses més-aventures. De plus, j’aime beaucoup les histoires qui parlent du monde angélique. Ici, on retrouve les anges de la Bible tels que Michel, Raphaël, Gabriel ou encore Uriel. On en apprend un peu plus sur la politiques de ces êtres célestes, bien qu’il y ait encore de nombreuses zones d’ombre. Je pense que le tome deux pourra combler ses lacunes. Les anges sont ici dépeint comme des montres, qui n’ont aucune considération pour les humains qu’ils appellent « singes » et détruisent le Monde. 

J’ai apprécié le fait que pour une fois, il y ait seulement deux personnages principaux, ça change des autres romans où il y a 110 caractères. 

Pour une fois, j’ai tout adoré chez le personnage principal. Penryn ferait tout pour sa famille, en particulier pour sa petite sœur Paige qui est en fauteuil roulant. Elle se sent responsable de sa famille depuis que son père les a quittés, les laissant avec leur mère souvent incapable de distinguer la réalité. Elle est pleine de courage et rien ne peut l’arrêter dans sa quête. Elle fait tout pour délivrer sa sœur, se bat contre vent et marée, quitte à y laisser sa peau. Elle est dotée d’un incroyable instinct de survie, qu’on ne retrouve pas chez toutes les héroïnes. Susan EE nous donne dès les premières pages le profil psychologique de Penryn, façonné à cause de la maladie dangereuse de sa mère, de ses responsabilités envers sa famille, ce que j’ai trouvé très intelligent et hyper intéressant. 

J’ai également adoré le personnage de Raffe, l’ange aux répliques cinglantes, qui a toujours une pique à lancer et qui est drôle. C’est un personnage complexe que j’ai adoré découvrir et qui a beaucoup de charme. Au fil des pages, on se rend compte qu’il se  livre une bataille à l’intérieur, repartir chez les siens pour retrouver son essence d’être: voler. Et en même temps, il ne peut s’empêcher de protéger Penryn, qui se jette constamment sous les roues des voitures. Pourtant, les Anges ont interdiction de fréquenter les Filles de l’Homme, sous peine d’être damné. 

Ils ont besoin l’un de l’autre pour parvenir à leur buts respectifs. Au fil du temps on voit que, même avec un certain détachement, ils s’attachent l’un à l’autre. Sans perdre de vue leurs objectif toutefois. On peut se demander si cette nouvelle relation va les lier juste à de l’amitiés ou si ils vont aller plus loin. C’est le plus de cette histoire, rien n’est vraiment prévisible. Même si on se doute qu’une histoire d’amour va naître entre eux, on peut quand même se poser la question.

Dans 99% des romans les deux protagonistes principaux tombent amoureux. Donc on est quasi sûr ici aussi qu’ils finiront ensemble, mais à la simple lecture, on peut se poser des questions. J’aime bien cette tournure des choses, un peu moins prévoyante. Les choses se font en douceur et naturellement. Je n’aime pas les livres où dès les premiers chapitres on sait que les personnages vont finir ensemble. Ici, Penryn et Raffe ont tissu un lien très solide. Au coeur de la fin du monde, ils se sont trouvé l’un et l’autre un partenaire pour se protéger des dangers. 

Ce livre traite aussi des maladies mentales: la schizophrénie et la paranoïa. On y découvre comment, a sa façon bien particulière, la maman atteinte de ses maladies, essaie de secourir et protéger ses enfants. Ces actions n’ont pas forcément de sens pour une personne saine d’esprit, parfois même violent, mais c’est sa manière de montrer son amour, et de protéger ses filles. Dommage que son personnage ne soit pas plus abordé que ça. J’aimerais bien un passage de son point de vu, qui nous expliquerait comment elle voit les choses, pourquoi elle agit comme elle le fait. 

L’auteur a su dynamiser l’histoire, la rendant crédible avec ses bonnes et ses mauvaises surprises. Le contexte de l’histoire au début, un peu classique (apocalypse, une jeune fille qui doit se battre pour sa liberté et protéger sa famille) mais évolue grâce à la plume de l’auteur qui sait dynamiser, faire durer le suspense et contourner les idées prérequises et imposer ses propres idées. L’ambiance est très réussi, car on s’imagine très bien le monde apocalyptique dans lequel Penryn vit. Certaines scènes font froid dans le dos. L’actions est omniprésente, pleins de rebondissements, un mélange entre le thriller et le fantastique que l’auteur manie très bien.

J’ai adoré ce livre! Je le recommande aux fans de Young Adult, de thriller, et de fantastique (ou non puisque finalement cette dimension n’est pas très présente). Si vous aimez l’action, et la romance a petite dose, avec une bonne dose d’humour, ce livre est fait pour vous! Pour un premier roman, je trouve que Susan EE s’en sort extrêmement bien!