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Chronique littéraire : L’Aube sera grandiose par Anne-Laure Bondoux

Bonjour amis lecteurs ! Comme promis me voici de retour avec une nouvelle chronique sur L’Aube sera Grandiose, écrit par Anne-Laure Bondoux et publié par Gallimard Jeunesse – avec illustrations de Coline Peyrony . Je dois avouer que je suis tombée sur ce livre par hasard dans la bibliothèque de ma soeur, mais quelle surprise ! J’ai complètement craqué pour cette couverture absolument sublime. J’ai dévoré le roman en une journée, ça faisait des années que ça ne m’était pas arrivé !

Ce roman jeunesse est une histoire entre mère et fille – sur plusieurs générations. Nine se fait « kidnapper » par sa mère alors qu’elle avait la fête du lycée ce soir-là. Titania, sa mère, va alors la conduire jusqu’à une cabane au bord d’un lac et passer la nuit à lui révéler d’incroyables secrets sur sa vie. Nine va alors vraiment découvrir qui est sa mère et l’histoire de sa famille maternelle qu’elle n’a jamais soupçonnée d’exister.

 Ce roman jeunesse est une histoire entre mère(s) et fille(s) – sur plusieurs générations. Nine est une jeune fille passionnée de natation, amoureuse de Marcus et avec un caractère bien trempé. Alors qu’elle a la fête du lycée ce soir-là, elle se fait « kidnapper » par sa mère, Titania, qui va alors la conduire jusqu’à une cabane au bord d’un lac et passer la nuit à lui révéler d’incroyables secrets sur son passé. Nine va alors vraiment découvrir qui est sa mère et l’histoire de sa famille maternelle qu’elle n’a jamais soupçonnée exister. Et « ils » arrivent pour les rejoindre.

SPOILERS : Rose-Aimée, la grand-mère de Nine, est née dans une famille aisée, et est tombée amoureuse très jeune d’un italien, Pietro Pasini, surnommé « El Maestro ». Il est rapidement devenu volage, et surtout un criminel sur le sol français. Rose-Aimée, ayant quitté sa famille, se retrouve enceinte une première fois de Consolata (le vrai nom de Titania), puis une seconde fois, des jumeaux Octobre et Orion. Assistant à une scène de violence envers Consolata, Rose-Aimée quitte Pietro et prend la fuite incognito pour qu’il ne la retrouve pas. Elle retourne chez ses parents qui la renient, lui offrant juste une vieille voiture, une Panhart bleu ciel. Elle prend alors la route, et rencontre le pompiste Jean-Ba, avec qui elle s’installera, puis le docteur Vadim Bordes chez qui elle emménagera après sa rupture avec Jean-Ba. Nous suivons ainsi l’enfance de Consolata sur une dizaine d’années puis son adolescence. Un jour, Rose-Aimée achète la fameuse cabane au bord du lac et les y emmène avec des valises pleines de billets – 10 millions de francs ! C’est ce soir-là qu’elle leur révèle enfin leurs origines, qui est leur père et pourquoi elle ne leur en a jamais parlé. Ce même jour, Rose-Aimée a revu Pietro et lui a volé les 10 millions de francs. Elle doit donc être recherchée par ses hommes, elle leur annonce qu’ils doivent changer d’identité et se séparer. C’était plus de 30 ans auparavant.

Si Titania/Consolata peut enfin partager cette histoire avec sa fille, c’est car la veille, son père biologique est décédé : la menace pesant ainsi sur la famille a disparu. La réunion de famille approche, Titania n’a qu’une nuit pour tout raconter à Nine !

L’histoire de Consolata, Rose-Aimée, Octo et Orion est pleine de rebondissements et particulièrement semée d’embuches, mais très belle. Les liens de cette famille sont indestructibles, quoiqu’il se passe. C’est un incroyable scénario, notamment autour de Pietro et de Rose-Aimée. On se retrouve pris dans des histoires mafieuses italiennes, ça devient presque un thriller à partir de ce moment-là ! Et bien sûr on n’apprend la vérité qu’à la fin, donc le suspens est vraiment insoutenable. Ce que j’ai le plus adoré, c’est la façon dont on nous raconte l’histoire.

Tout abord, la structure de l’histoire est particulièrement intéressante : un chapitre sur deux se passe dans le présent entre Nine et Titania, et le suivant se passe dans le passé, ce sont les souvenirs de Titania / Consolata. J’ai eu comme l’impression de regarder un film et de suivre en temps réel les confessions de Titania et ses souvenirs. Je n’ai également pas pu m’arrêter à cause de ça, j’étais obligée d’aller au bout de l’histoire et de tout savoir en quelques heures, comme Nine ! Ce rythme de chapitres est donc un grand succès d’après moi: il rythme aussi notre lecture. On y retrouve également un effet miroir à plusieurs reprises entre passé et présent : la fameuse nuit du 15 juillet 1986 à la cabane, et cette nuit trente ans plus tard, les amours de jeunesse de Consolata et Nine… Cette reproduction des événements de génération en génération est très bien construite.

En lisant ce livre, et notamment les souvenirs de Titania, j’ai retrouvé le parfum de l’enfance, les parties de foot, les vacances à la mer, autant de souvenirs qui ont également bercé mon enfance, mais pas que ! J’ai retrouvé ça aussi dans le style de l’écriture. Le choix des mots respire l’innocence des beaux jours, ça apporte vraiment une atmosphère sereine et douce au roman. Les enfants ne se prennent pas la tête comme nous, adultes. Les choses sont comme elles sont, même si Consolata a sacrément de caractère pour son âge ! Je me suis beaucoup identifiée à elle – bon sauf pour les cheveux blonds et les yeux bleu quand même. Un autre gros point positif pour moi était le handicap d’Orion, et la grande douceur avec laquelle ce sujet a été abordé avec des yeux d’enfants puis d’adultes. L’histoire n’aurait pas été la même sans lui, et c’est un personnage que j’ai beaucoup aimé ! Un peu déconnecté, mais avec plus de recul que la plupart des gens d’après moi.

Les autres personnages ont tous beaucoup de profondeur, et c’est un point que j’ai beaucoup apprécié. Lorsqu’on apprend l’histoire de Rose-Aimée, on comprend alors tous les rouages de sa personnalité et toutes ses réactions. L’histoire de Vadim et de son fils m’a également particulièrement touché. Je crois que c’est cette partie de l’enfance de Consolata qui m’a le plus plu, les enfants y sont vraiment insouciants. Assister à leur construction en tant que personnes de l’enfance à l’adolescence, puis adulte pour Consolata, avec leur passions respectives, c’est un peu comme assister à la création entières de ces trois personnages et de leur histoire. Contrairement à Rose-Aimée dont on ignore tout jusqu’à la fin, Octo, Orion et Conso n’ont aucun secret pour nous, et c’est ce parallèle entre eux et les autres personnages qui amplifie encore plus cette notion de personnages entiers.

Enfin, le pilier de ce livre est pour moi la relation entre une mère et sa fille : que ce soit celle de Titania et Nine ou de Rose-Aimée et Consolata. Même si elles ne se comprennent pas toujours, elles partagent une complicité et un amour inconditionnel. On s’en rend encore plus compte en voyant la complicité qui se créé entre Titania et Nine tout au long du récit. Ce message est magnifique, d’autant plus que l’autrice, Anne-Laure Bondoux, a travaillé avec sa fille, Coline, qui a fait les illustrations pour créer ce livre ! C’est extrêmement symbolique, et je trouve le pari gagné. Ce roman sublime la relation entre une mère et sa fille de toutes les façons possibles.

Pour résumer, ce livre incarne douceur de l’enfance, amour maternel et une touche de thriller. Il est très bien construit, on sent une grande logique et un savoir-faire derrière la plume. Je l’ai dévoré en quelques heures et je l’ai visualisé comme si j’avais vu un film ; pour moi ce sont les signes qu’un livre est excellent ! Je lui donne donc la note de 5 étoiles évidemment !

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Chronique littéraire: Un palais de cendres et de ruines par Sarah J. Maas

Coucou tout le monde! J’ai enfin terminé de lire Un Palais de Cendres et de Ruines, le dernier tome de la trilogie ACOTAR. Je suis tellement déprimée que ce soit – presque – la fin… Je viens de commencer A Court of Frost and Starlight, le hors série suivant, que je devrais finir très rapidement aussi. Je pense que ce n’est pas une surprise que j’ai ADORÉ ce dernier tome.
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Dans ce dernier tome, c’est la bataille finale entre Prythian et Hybern, la recherche d’alliés, la création de stratégies – tout pour faire en sorte de gagner la guerre. Feyre découvre son rôle de Grande Dame de la Cour de la Nuit, au sein de sa cour mais aussi des autres cours – ce nouveau rôle lui allant à merveille. Ses soeurs, Elain et Nesta, à présent des Fae, découvrent leurs nouvelles capacités, entourées par les amis de Feyre et Rhysand.
 
Ce que j’ai adoré dans ce tome, c’est l’évolution des personnages, et particulièrement des femmes. Feyre a maintenant confiance en elle en tant que Grande Dame, mais aussi en tant que femme. J’ai beaucoup apprécié le fait que Rhys la guide mais la laisse prendre toutes les décisions par elle-même, sans intervenir.
J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Viviane, la femme de Kallias, le Haut Seigneur de l’Hiver. C’est aussi une femme indépendante, et elle ne laisse pas son mari prendre des décisions pour elle.
Nous en apprenons également plus sur Mor – j’aime tellement son personnage ! *SPOILER* Le fait qu’elle aime les femmes est un sujet d’actualité, et j’ai adoré cet ajout au roman – comme avec beaucoup d’autres Seigneurs et personnages d’ailleurs !
Amren apprend également à être Fae en tombant amoureuse – quelle surprise – et en apprenant la notion de sacrifice. Son personnage devient également plus profond lorsque nous découvrons son passé et le monde duquel elle vient.
Et bien sûr, ce ne serait pas la même chose sans Elain et Nesta. Le désespoir d’Elain est logique lorsque l’on connaît sa nature sensible, et elle est si courageuse tout au long du livre ! C’est impossible de ne pas l’aimer. De son côté, Nesta devient indépendante d’Elain, elle apprend à vivre pour elle, et cet épanouissement lui va si bien ! *SPOILER* Elle découvre également comment aimer quelqu’un d’autre qu’Elain, en montrant enfin soutien et (un peu d’)affection à Feyre, et à notre cher Cassian !
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Je n’entrerais pas plus dans les détails avec les personnages masculins, sinon on va y passer la nuit – mais ils sont aussi géniaux. Ils ont tous leurs combats intérieurs, et aucun n’est parfait. Que ce soit les hommes ou les femmes d’ailleurs. C’est pour ça que c’est si facile pour nous, lecteurs, de nous reconnaître dans certains des personnages de la série. J’étais aussi super contente de découvrir les autres cours et les autres Hauts Seigneurs, ainsi que les alliés de Prythian. Nous explorons les différents paysages de Prythian aux côtés de Feyre, et c’est comme si nous y étions. Les descriptions sont si précises que c’est n’est pas difficile d’imaginer les paysages et palais.
 
Ensuite, j’ai été très impressionnée par la façon dont l’auteure écrit et décrit la guerre et la violence. Pendant les batailles, j’étais sur les nerfs, apeurée, triste, soulagée, et vraiment prise dans l’action. Il n’y a pas un seul moment dans le livre où je me suis ennuyée ou où j’ai trouvé que le scénario était creux ou inutile. Il y a tellement de rebondissements ! J’ai l’impression que la trame est tellement bien travaillée que chaque mot est important – c’est si difficile à réussir en tant qu’auteur! C’est un chef d’oeuvre, encore une fois.
 
Pour finir, je dois dire que c’est très rare que j’aime autant de personnages dans une série/ un livre. Sarah J. Maas pense à l’histoire de chaque personnage et ils ont tous leur importance. C’est un travail très impressionnant et qui peut être récompensé par le succès de ses livres. C’est également peu commun que je lise un livre aussi vite. La série d’ACOTAR restera vraiment l’une de mes préférées, et je pense ne pas être la seule à penser ça. Y’a t-il d’autres fans d’ACOTAR par ici?
 
C’est évidemment un 5/5 pour ce dernier tome – encore une fois fabuleux.
 
Note : 5/5
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Chronique littéraire : Cupidon a des ailes en carton par Raphaëlle Giordano

Hello tout le monde ! Comme promis voici la chronique du dernier roman de Raphaëlle Giordano, Cupidon a des ailes en carton. J’ai mis un peu plus de temps que prévu à la publier, mais la voici ! La couverture est absolument magnifique!
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Dans ce troisième roman, nous suivons le couple de Meredith et Antoine. Meredith est une comédienne peu reconnue et Antoine travaille dans la radio et est donc très connu dans son milieu. Avant de plus s’engager, Meredith qui complexe beaucoup par rapport à son avenir professionnel décide de partir pour un Love Tour de 6 mois avec sa meilleure amie Rose, dans l’espoir d’explorer son « amourability », sa capacité à aimer. Elle a besoin d’être sûre qu’elle s’épanouira dans sa relation avec Antoine et que c’est lui son grand amour. Elle part donc en tournée avec Rose qui est aussi comédienne, à Marseille, Lille et Londres. Lors de son Love Tour, Meredith explore l’amour sous toutes ses formes et essaie de mieux le comprendre, et de mieux se comprendre elle-même, pour réussir à complètement s’ouvrir à l’autre.
J’ai beaucoup moins apprécié ce troisième roman. Déjà, le roman commence beaucoup trop vite, dès le premier chapitre on découvre le problème; je préfère une approche plus longue et détaillée pour bien me mettre dans le roman. Et contrairement aux deux premiers romans de Raphaëlle Giordano, je n’ai pas eu l’impression de me découvrir et de trouver des solutions pour devenir une meilleure personne. Ma perception de l’amour est très différente de celle de Meredith, je n’adhère pas vraiment à sa philosophie qui est trop ouverte d’après moi. L’amour est une expérience tellement personnelle et unique que je pense que ce n’est pas possible d’en trouver une définition universelle.
J’ai aussi trouvé que l’histoire était un peu moins structurée que dans les deux premiers romans de l’auteure. D’habitude, le personnage a des interlocuteurs pour pouvoir réfléchir aux questions existentielles qui lui permettent de développer son moi intérieur en harmonie. Là, Meredith est quasiment seule pour réfléchir, sauf une fois, et ça donne un côté trop abstrait au roman selon moi.
J’ai moins accroché au personnage de Meredith aussi, j’avais plus de mal à m’identifier à elle. Rose, par contre, était un personnage très intéressant ! J’ai adoré son cacatoès Roméo, c’était une super idée. Quant à Antoine, j’ai trouvé que c’était le plus logique des personnages au niveau de ses réactions. C’est celui auquel je me suis vraiment identifiée.
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J’ai quand même beaucoup aimé l’idée du Love Organiser, j’essaierai de m’en faire un moi-même grâce au guide à la fin du roman. Le monde du théâtre était aussi un aspect que j’ai beaucoup aimé dans ce roman! J’ai préféré suivre la construction du spectacle de Meredith que son évolution amoureuse en fin de compte. C’est pour ça que j’ai adoré la fin du roman, enfin un rebondissement imprévisible ! Je ne m’y attendais pas du tout, mais la note finale m’a beaucoup plu.
En résumé, j’ai un avis très partagé sur ce roman, et ce n’est pas que je n’ai pas aimé. Je n’ai pas appris de ce roman, et étant donné que c’est ce à quoi je m’attendais, j’ai été déçue. Ce sera donc un 3,5 pour moi !
Note : 3,5 / 5
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Chronique littéraire : Le Jour où les lions mangeront de la salade verte par Raphaëlle Giordano

Hello amis lecteurs ! Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’une auteure que j’adore et qui m’inspire beaucoup: Raphaëlle Giordano ! J’ai terminé son deuxième roman la semaine dernière et je suis en train de dévorer le troisième en ce moment même, donc j’ai plein de choses à vous raconter 
 
Vous devez maintenant vous demander, mais qui est Raphaëlle Giordano ? Vous avez sûrement entendu parler du best-seller Ta Deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une ? Eh bien c’est l’auteure de cet incroyable roman ! J’ai eu la chance de la rencontrer en mars dernier au Salon du Livre à Paris, rencontre incroyable !
 
Mais revenons à son deuxième roman: Le Jour où les lions mangeront de la salade verte. Avant d’entrer dans les détails il faut que je vous explique un terme : la burnerie : ce sont tous les comportements ou attitudes qui ont un impact négatif sur son environnement ou les personnes de son entourage. Burnerie, venant comme vous avez pu le deviner des parties génitales masculines, étant majoritairement une attitude masculine, qui peut néanmoins être adoptée par les femmes, attention ! Par exemple, avoir un comportement hautain envers son compagnon ou sa compagne le/la fera se sentir inférieur(e) et aura sur du long terme un impact négatif sur la vie de couple. Pareil, dans le milieu professionnel. Les « lions » dans le titre sont donc une représentation de ces personnes burnées qui apprendront à s’adoucir (l’image de la « salade verte »).
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Ce roman est donc l’histoire de deux personnages : Romane, coach d’anti-burnerie, et Maximilien, PDG d’une entreprise et adepte de la burnerie. La soeur de Maximilien le supplie d’aller suivre un programme d’anti-burnerie auprès de Romane qui a une excellente réputation. Commence alors une aventure après d’autres personnages burnés pour améliorer leur attitude envers leur entourage et surtout se remettre en question. Tous sont plus ou moins malheureux : Patrick s’est fait quitter par sa femme, Emilie se fait ignorer par son fils, Bruno est menacé de licenciement et Nathalie s’est fait licencier. Commence également entre Romane et Maximilien le jeu du chat et de la souris.
 
J’ai encore une fois adoré ce roman qui est également un programme de coaching anti-burnerie. On en apprend beaucoup sur les comportements humains mais surtout soi-même, et on ne peut s’empêcher de se remettre en question en le lisant. Les romans de Raphaëlle Giordano sont toujours une ouverture sur soi que je trouve merveilleuse. Qui n’a jamais besoin de devenir une meilleure version de soi-même ? Le présenter sous la forme d’un roman est une plus belle façon de le présenter : le lecteur ne s’attend pas forcément à avoir à se remettre en question ! Mais en s’identifiant à certains traits burnés des personnages ou à certaines réactions, c’est automatique, le bien est fait. Bravo à l’auteure pour ce coaching astucieux, et surtout merci pour les petits conseils à la fin !
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Je me suis beaucoup attachée aux personnages, notamment Romane, Maximilien et Patrick. J’ai adoré suivre leur évolution ! Contrairement à certaines critiques que j’ai pu lire comme quoi c’était beaucoup trop de stéréotypes, je ne suis pas d’accord, ce sont des situations et des cas qui sont malheureusement très réalistes, c’est d’autant plus facile de s’y identifier. Le fait que Romane doive également faire face à des traits burnés est aussi une belle leçon, elle n’est pas parfaite non plus et ça montre que chaque personne peut toujours s’améliorer, je trouve que c’est un message fort. J’ai été suspendue tout au long du roman, et je suis tellement enchantée par la fin, quelle belle clôture !
 
C’est un sans faute pour moi, comme vous vous en doutez, j’ai adoré ! Encore un 5 étoiles ! Je vous prépare une chronique pour son troisième roman ce week-end, j’ai hâte d’en discuter avec vous. A très vite !
 
Note : 5/5
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Chronique littéraire: Bondrée par Andrée Michaud

Hello à tous ! Attendez-vous à ce que les chroniques tombent, car nous dévorons les livres en ce moment ! Ma nouvelle découverte personnelle est Bondrée écrit par Andrée Michaud, une auteure québécoise que j’ai eu la chance de rencontrer à Festival America Londres en septembre dernier. Je ne suis d’habitude pas très thrillers, même si j’en ai lu plusieurs dernièrement qui commence à me faire changer d’avis ! Bondrée, publié en France par les éditions Rivages, existe aussi en anglais en tant que Boundary ou The Last Summer publié au Royaume-Uni par No Exit Press, avec qui j’ai eu la chance de travailler. Voici les deux magnifiques couvertures, française et britannique !
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Bondrée est une histoire de meurtres autour de Boundary Pond au Canada. L’histoire d’un homme Pete Landry, hante les bords du lac. Chasseur et solitaire, cet homme est devenu partie intégrante de la forêt, avant de tomber amoureux d’une femme. Après son rejet, fou de détresse, Pete Landry se pend, et est depuis des années un fantôme pour les enfants qui viennent en vacances à Boundary – rebaptisé Bondrée par les francophones. Un été, Andrée Duchamp – fillette de onze ans – s’y rend avec sa famille pour les vacances, et deux jeunes filles, Zaza et Sissy sont assassinées. L’inspecteur Michaud enquête alors dans la forêt autour de Boundary pour trouver le mystérieux meurtrier.
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Tout d’abord, j’ai adoré la plume de l’auteure. Lorsque je l’ai rencontré, je m’apprêtais à lire Boundary en anglais, mais elle m’a plutôt conseillé de le lire en français, car il y a une certaine poésie de la langue qui ne peut être traduite. Elle a bien raison ! Ses mots sont choisis avec attention et ses phrases sont des poèmes autour de la forêt, des animaux qui la peuple et des paysages incroyables de Boundary. Malgré les horribles meurtres de Bondrée, je n’avais qu’une envie, c’était d’une balade en forêt ! Ou de m’évader au Canada. Andrée Michaud écrit avec un style où l’on ressent son amour pour la nature et pour son pays. Amour que je partage maintenant !
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Ensuite j’ai été complètement absorbée par le scénario. Je n’en dormais pas, il fallait absolument que je termine le roman pour savoir qui était le meurtrier ! Du suspens jusqu’au bout, et une grande surprise sur l’identité du coupable. J’ai beaucoup aimé les personnages de l’inspecteur Michaud, la petite Andrée et Brian Larue, tous très poétiques et avec une vision du monde singulière. L’inspecteur Michaud hanté par les fantômes du passé, Andrée Duchamp entre l’enfance et l’adolescence, et Brian Larue entre littérature, nature et être père. Le changement de perspective est très pertinent, entre le point de vue des habitants de Boundary Pond, le meurtrier, les victimes… On en apprend plus en conservant toujours une part de mystère. J’ai aussi adoré le mélange entre français et anglais – ça représente tellement le Canada et particulièrement le Québec.
 
J’ai aussi remarqué l’utilisation d’Andrée et de Michaud, le nom de l’auteure avec différents personnages – j’ai adoré. Je me demande si l’auteur se retrouve dans ces deux personnages – Andrée, la petite fille innocente mais très vive, et l’inspecteur de police d’un autre côté, mature et éreinté par sa vie et son travail. D’autres questions à poser à l’auteure !
 
En conclusion, moi qui ne suit pas très thrillers, j’ai complètement craqué et je vais en lire bien d’autres à partir de maintenant, à commencer par Rivière Tremblante, le nouveau roman d’Andrée Michaud qui est sorti il y a quelques mois. C’est définitivement un 5/5 pour moi, il n’y a aucun défaut.
 
Note: 5/5